de l’autre côté du miroir

Au rapport ;p

Mercredi, mars 24th, 2010 | blabla | 11 commentaires

Nous avons passé un très bon moment devant Le film que j’attendais tant. Je trouve toutefois qu’il n’est pas allé aussi loin qu’il aurait pu, mais c’est une très honnête version. Et en 3D, mdrr j’ai pris un nombre incalculable de trucs dans la tête, à commencer par des tasses ;p

Concernant l’histoire elle même, à part qu’Alice a 19 ans, il y a bien les principaux personnages qui se trouvent dans ” de l’autre côté du miroir” la suite d’Alice aux pays des merveilles. Ce livre se lit comme une partie d’échec. Tim Burton a heureusement pris le parti de nous donner une version personnelle et s’appuie sur le poème du Jabberwok pour en faire le but principal du retour d’Alice aux pays des merveilles ( entendre merveilles dans le sens de ce qui sort de l’ordinaire, qui n’a pas le sens commun )

Illustrations de l’édition originale, par Sir John Tenniel

La reine de coeur est géniale, méchante à souhait : ) Le chapelier fou a des lueurs de lucidité très sympas, Alice n’est pas trop mièvre ouffffffff c’était ma plus grande peur … La reine blanche mdrrr berk berk berk, si le bon côté est ainsi je souhaite un mix des deux lol. Le Jaberwok égal à lui même et le poème surréaliste du Révérand Charles Lutwidge Dodgson ( Lewis Carrol )est dit et joliement dit .

C’est la version traduite en français par Henri Parisot qui figure d’ailleurs dans la plupart des versions du livre. Henri Parisot a été le premier traducteur français d’Alice.  Il y en a eu de nombreux autres, dans toutes les langues possibles. Pour ma part j’aime beaucoup la traduction françaises et les illustrations des soeurs Herbauts. Pour les surréalistes, Lewis Carrol est sans nul doute le précurseur du surréalisme.

C’est donc tout naturellement qu’ Antonin Artaud, qui assuma entre autre, la direction de la Centrale du bureau des recherches surréalistes, traduit lui aussi le poème du “Jabberwoky”. Je vous mets sa version qui diffère de celle du film.

Il était Roparant, et les Vliqueux tarands
Allaient en gibroyant et en brimbulkdriquant
Jusque-là où la rourghe est à rouarghe à ramgmbde et rangmbde à rouarghambde:
Tous les falomitards étaient les chats-huants
Et les Ghoré Uk’hatis dans le Grabugeument

Antonin Artaud, tentative antigrammaticale contre Lewis Carroll. L’Arbalète, issue no. 12

Je m’arrête là car je suis intarrissable sur ce sujet …

J’ai fait un détour par la librairie avant de rentrer, et j’ai préféré m’offrir, plutôt que le livre issu du film, un autre livre. Rayon jeunesse, un livre à tirettes et pop-up, oui oui Val, mais pas celui que tu connais. Ils l’avaient, bien sûr, tous les trucs sur Alice ressortent, ils en profitent ;p

Je lui ai préféré celui-ci ( voir dessous ), plus doux pour mon porte-monnaie et dont j’aime beaucoup les illustrations qui sont de Zdenko Basic, aux éditions Grund.

Allez zou au travail …

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